Il était une fois Sandrine Bélart, illustratrice, 
auteur, peintre, graphiste, sculpteur, 
musicienne (de Rock n' Roll)... dont l'un des 
aïeux fut membre d'équipage de Jean Bart, 
célèbre Corsaire français. Sa grand-mère 
paternelle était dentellière à Calais, issue 
d'une famille de marins et lui transmis sans 
aucun doute le gène du goût pour les belles 
choses...

Française issue d'une famille d'ouvriers née 
le 20 decembre dans le Pas-de-Calais. Aprés 
le bac elle solde le livret d'épargne que lui a 
ouvert sa mémé Rosa pour s'inscrire aux Beaux-
Arts de Valenciennes puis à l'école d'Arts de 
Tourcoing ou elle est diplômée avec mention. 
Déjà son travail artistique témoigne d'un certain 
attrait envers les contes, légendes, mythologies, 
mystères de la nature et les cultes ancestraux.

Pour voir quelques uns de mes ancients travaux, 
c'est ici : peintures / sculptures

A partir de 1991, elle enseigne les Arts Plastiques
en milieu scolaire, en atelier ou dans les 
musées du Nord Pas-de-Calais afin de 
transmettre aux petits et aux grands son 
univers et son goût pour l'Art. En 2000 elle 
se forme aux nouvelles technologies, 
au secret des logiciels de production d'images, elle continue à créer des liens étroits entre sa fantasmagorie et l'infographie. Elle devient plus graphique et passe quelques années dans le domaine de la publicité et notamment en 2003 au Studio ETC (Benifontaine) ou elle travaille sur des personnages en licences (ASTERIX/ PINGU/WINNIE/BABAR/RONALD MC DONALD...) ou là c'est la révèlation (elle a enfin trouvé sa voie). Depuis 2004, comme elle le dit, je m'essaye à l'illustration de livres pour enfants avec un enthousiasme permanent. En panne d'auteur, elle se met à écrire également (son expérience en 2007 en tant que Correspondante de Presse au journal hebdomadaire "L'Observateur de l'arrageois" lui confirme qu'elle a bel et bien une bonne plume. Aujourd'hui en panne d'Editeur, elle s'autoédite et compte bien rassasier sa soif d'imagination. Je suis une "self made woman", je me bat avec les moulins et je n'hésite pas à passer par la petite porte pour arriver à mes fins.
Dernièrement on m'a encore demandé: "Mais comment faites vous pour avoir toutes ces idées, toutes ces couleurs, créer tout ça ? Je n'ai pas osé leur répondre: "Mais c'est mon métier ! Créer, je ne sais faire que ça depuis toute petite, j'ai un coeur gros comme ça, (parfois ça fait peur) toujours prête à décrocher la lune, l'imaginaire est mon univers, je suis restée une grande enfant qui a des rêves et qui y croit, j'aime partager et accrocher des lumières dans les mirettes, dire des mots justes et doux et semer mon brun de folie ! J'suis née comme ça, même que mes parents, ils n'ont pas compris ! Je suis comme une éponge, j'enmagazine tout ce que je vois, tout ce que j'entends mais aussi tout ce que je ressens, (ça c'est plus génant dans la société d'aujourd'hui ;), j'ai une facilité à passer tout à la moulinette, j'ai appris a vivre avec, depuis j'ai mes recettes et je suis une gourmande. Si j'étais un bonbon, une mini coquille St Jacques en plastique avec du sucre à lècher à l'intérieur. Si j'étais un gâteau, une galette des rois (ou tout autre gâteau à la frangipane, ou tout autre gâteau, j'adore les gâteaux). Si j'étais une boisson, du thé. Si j'étais une couleur, le rouge pour la passion. Si j'étais un livre, un livre de contes. Si j'étais une fleur, un coquelicot. Si j'étais un parfum, la cannelle. Si j'étais un animal, un chat. Si j'étais un jouet, un ours en peluche. La littérature jeunesse et moi :
Depuis toute petite, même avant de savoir lire j'étais déjà une grande fan des images, des couleurs, de la tendresse, du réconfort et de l'évasion que je trouvais dans les livres pour enfants, mes chers petits livres, c'était mon trésor à moi, rangés dans ma cagette à légumes en guise de bibliothèque, je la traînais aux 4 coins de la maison. La littérature jeunesse ma aidé à grandir autrement, à cultiver mes différences et à élargir mon champ de vision, après une échappée pendant 15 ans par la voie des Beaux-Arts et des Arts Plastiques (qui se poursuit encore aujourd'hui), je renoue en plus depuis 2 ans avec mon cher trésor d'enfance (même si ma précieuse cagette à malheureusement disparu), j'essaye de passer de l'autre côté de la barrière et donc de créer mes livres en tant qu'auteur et illustratrice et les faire découvrir et aimer aux enfants du monde.


En poursuivant mes recherches, j'ai retrouvé 
la trace de mon ancêtre corsaire dans un 
ouvrage de Jean MERRIEN "Histoire des 
Corsaires"sorti aux éditions "l'Ancre de 
Marine".

Pages 167 à 173, Louis POURE (1741-1789), 
humble corsaire de Boulogne (la famille de 
ma grand-mère paternelle est originaire de 
Boulogne et Calais, une grande famille de 
pêcheurs et de dentelières), donc Louis 
POURE naïf écrivain de marine écrit:
 
En autre, en 1766, dans le Sud du Tief 
leur corsaire fut attaqué par trois navires 
anglais (une caisse, une goélette et une 
frégate),...au bout de 3H30, la frégate 
était par notre ancre de derrière à la portée 
d'un coup de fusil...elle nous envoya une 
seconde volée...nous étions percés à l'eau 
dans la chambre, le capitaine SOUBITEZ 
(ma grand-mère s'appelait Rosalie 
SOUBITEZ) fit amener le pavillon... c'était 
une triste affaire d'entendre tout un équipage 
crier aux Anglais: Venez nous sauver! Il est 
temps ! Nous coulons !...Je dis au capitaine 
SOUBITEZ  de se présenter le premier sur le 
bord pour embarquer à bord des Anglais; et 
comme ils n'ont pas fait leur diligence, il me 
répondit: Il faut mourir, cher cousin !...
Enfin, je n'étais pas plus tôt à bord de la 
goélette que notre corsaire a coulé au fond...
l'on n'a pas eu d'autre connaissance du 
cousin SOUBITEZ, sinon qu'il s'était assis 
sur le couronnement avant que le navire 
coulât, criant aux Anglais de le sauver. 
Et ainsi finit sa vie, et celle de bien des 
braves gens".